Rencontre avec Jean-Claude de Crescenzo, traducteur et éditeur de Kim Ae-ran

Jean-Claude de Crescenzo a traduit et édité Ma vie dans la supérette de Kim Ae-ran.

(Pour en savoir plus sur sa jeune maison consacrée aux littératures coréennes : http://www.decrescenzo-editeurs.com/)

Il était présent à la remise du Prix de l’Inaperçu – Etranger 2014, et les amis Nils Ahl et Hadrien Dufourt en ont profité pour lui poser quelques questions.

 

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Prix de l’Inaperçu : les résultats (2)

Le Prix de l’Inaperçu – Prix Ignatius J. Reilly 2014 est attribué à Isabelle Sorente pour 180 jours, roman publié aux éditions J.-C. Lattès.

180jours

Qu’en pensait le comité ?

« Il faut avouer qu’on a hésité un moment avant de le sélectionner, celui-là. Non en raison de sa qualité, au contraire. Mais 180 jours, d’Isabelle Sorente, avait quand même eu sa petite presse de la rentrée de septembre 2013. Petite, respectable, mais pas suffisante à nos yeux. Car 180 jours était de toute évidence l’un des plus grands livres de la rentrée française, et que dans le même temps les doubles pages et autres interviews de fond étaient réservées à d’autres. Dans ce remarquable roman, il y a deux portes d’entrée, sans qu’il n’y en est de préférable : celle de l’enquête « de société » d’une part, car c’est bien d’une enquête qu’il s’agit, d’une descente en profondeur et sans rappel dans les arrière-cours fort peu ragoûtantes des producteurs industriels de viande de porc – de la gestation à « l’embarquement » (car ce monde déshumanisé est celui de la lumière artificielle, des processus automatisés et de la litote généralisée) ; et d’une autre part, celle de l’aventure humaine d’un professeur de philo en quête d’un petit peu de sens dans sa vie, et qui va trouver au cours de son voyage au cœur de l’horreur industrielle contemporaine bien davantage qu’il ne l’aurait cru. Réussir un roman aussi magistral à partir d’un sujet aussi peu « glamour » ne semble même pas être un tour de force, tant l’écriture d’Isabelle Sorente est efficace et maîtrisée, ses personnages tangibles et attachants, son récit de bout en bout tendu sur des petits riens qui ne permettent jamais à notre intérêt de se relâcher. On pourrait parler longtemps de 180 jours, ce ne serait jamais suffisant. Reste seulement à tout faire pour que ce grand roman humaniste sur la déshumanisation moderne passe encore un peu plus aperçu… (B.F.)
Note du comité du Prix de l’Inaperçu : un certain nombre de blagounettes ont été censurées de cette notice, comme par exemple « de l’art ou du cochon », « tout est bon dans le cochon », « cochon qui se l’écrit » ou encore « l’auteur sait vous mener à bon porc ». Le comité du Prix est en train de réfléchir à une sanction appropriée envers le rédacteur. »

On en parle ailleurs sur le net :

http://www.lacauselitteraire.fr/180-jours-isabelle-sorente

http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2014/01/romans-francais/180-jours-disabelle-sorente

http://www.usinenouvelle.com/article/180-jours-le-roman-d-une-crise-morale-qui-guette-l-elevage-industriel.N227513

http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/sorente.htm

http://michel-terestchenko.blogspot.fr/2013/09/la-lecon-de-vie-disabelle-sorente.html

http://www.unidivers.fr/isabelle-sorente-180-jours-porc-animal-elevage/

http://cafe-powell.com/2013/09/180-jours-la-claque-de-la-rentree/

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Prix de l’Inaperçu 2014 : Les résultats (1)

Le Prix de l’Inaperçu – Etranger 2014 est attribué à Kim Ae-ran pour le recueil de nouvelles « Ma vie dans la supérette », traduit par Kim Hye-gyeong et Jean-Claude de Crescenzo, publié aux éditions Decrescenzo.

kim

Qu’en pensait le comité ?

« Des quatre fictions qui composent ce recueil, également partagés entre flânerie, mélancolie, vertige et détails, difficile d’en choisir une. Le talent de la jeune auteure coréenne, née en 1980, est évident, tout en sobriété et en belles références. Si le décor est coréen, l’art est un heureux mélange de littératures orientales et occidentales : nul dépaysement impossible, nul exotisme rédhibitoire à redouter, donc. Le récit éponyme est la très belle errance, très poignante, d’une jeune femme désœuvrée à Séoul, qui distrait ses pensées noires en visitant régulièrement les supérettes de son quartier. Quand on lui pose des questions, elle invente, elle fuit – change d’épicerie. Toutes les supérettes se valent. Dans le royaume des objets et des échanges marchands, cependant, une tristesse sourd et se répand, au ballet des dizaines de clients dont les drames et les achats se confondent, ceux-ci révélant peut-être ceux là : des lames de rasoir pour se trancher les veines, de l’eau pour avaler ses somnifères… On ne ressort pas réconcilié avec les épiceries de ce recueil de courts récits – mais avec une très belle sensation humaine. » (Nils C. Ahl)

On en parle ailleurs sur le net :

http://www.keulmadang.com/blog/kim-ae-ran-ma-vie-dans-la-superette-decrescenzo-editions-2013/

 

 

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Prix de l’Inaperçu 2013 : retrouvez le lauréat sur le web.

 

Hervé Bel devant le Café de l'Industrie, jeudi 30 mai 2013. ©Anne Bouillon

Hervé Bel devant le Café de l’Industrie, jeudi 30 mai 2013. ©Anne Bouillon

Vous l’ignorez peut-être, mais Hervé Bel, lauréat du Prix de l’Inaperçu 2013 pour son deuxième roman Les choix secrets, tient, avec quelques amis et contributeurs, un blog passionnant consacré en grande partie aux écrivains inaperçus, peu ou prou oubliés, bref « ensablés« . C’est ici :

http://actualitte.com/blog/hervebel/

et on y croise plein de noms dignes d’intérêt, de lecture et de palabres, comme Roger Rudigoz, Bernard Waller, Jacques Decour, Maurice Betz, Emmanuel Bove, André Suarès, Jean Meckert et beaucoup d’autres.

Bref une adresse à rajouter d’urgence à ses flux RSS ou à ses favoris !

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Iouri Droujnikov répond au Prix de l’Inaperçu !

Fait remarquable : le Prix de l’Inaperçu 2013 – Etranger a été remis a un auteur malheureusement disparu.

Fait encore plus extraordinaire : cet auteur, peu soucieux des barrières pourtant séculaires entre la vie et la mort, a réagi immédiatement à cette distinction.

C’est à travers la plume de Georges Nivat et la voix de David Vauclair que Iouri Droujnikov, auteur de L’Etoile du généralissime, s’est exprimé jeudi dernier lors de la remise du Prix au Café de l’Industrie. Sa lettre est reproduite ci-dessous.

David Vauclair lit la réaction de Iouri Droujnikov lors de la remise du Prix de l'Inaperçu Etranger 2013 - en présence de la traductrice Marilyne Fellous (à droite).

David Vauclair lit la réaction de Iouri Droujnikov lors de la remise du Prix de l’Inaperçu Etranger 2013 – en présence de la traductrice Marilyne Fellous (à droite).

 

Cher amis du café de l’industrie! Je vous écris de fort loin, bien plus loin que mon Moscou natal, d’où j’ai fui en 1986 après dix ans d’annulation de mon statut d’écrivain, – et bien plus loin que ma Californie d’adoption, où j’ai écrit tant et plus, – au point de ne plus préparer mes cours du tout ! Ah la Californie, elle m’a bien servi de bouc émissaire, ça oui, je me suis bien moqué d’elle. Que voulez-vous, je n’ai pas la bosse de la gratitude. C’est d’ailleurs un vilain défaut de tous les humoristes. En russe nous avons ce bon petit proverbe : « pour un mot bien de travers, il trahira père et mère. » Bref, pour une vacherie bien tournée, on est prêt à tout.

Croyez-moi, amis du Café de l’Industrie, il fut un temps où j’aimais beaucoup passer inaperçu. C’était quand j’écrivais en secret mes « Anges sur la pointe d’une aiguille ». Et je savais que sur la pointe de ma plume pouvaient loger une bonne douzaine d’anges gardiens. 
Le rêve, c’était précisément de passer inaperçu, de leur tirer la langue dans leur dos, de les semer dans le métro ou le bus par des écarts de conduite piétonne.

Les choses ont bien changé. Aujourd’hui je rêve plutôt de passer aperçu, mais dans votre gentil pays, dont je ne connais pas la langue, j’ai bien du mal. Et je commençais même à sérieusement râler contre vos lecteurs et vos prix littéraires, quand j’ai reçu ce mail inattendu : on m’avait aperçu, à Paris, figurez-vous! 

Ah je n’avais pas en vain essayé de vous caresser dans le sens du poil ! Car enfin, pourquoi avais-je logé votre petit rapporteur de marquis de Custine dans les cauchemars de mon héros des « Anges sur la pointe d’une aiguille » ? Pour vous flatter, bien sûr… Pourquoi avoir donné ce nom inattendu à l’épatante catin–poétesse Lily Bourbon, qui déboule dans ma Californie et fait tourner la tête à un de mes étudiants malgré ses 99 ans ? Pour cajoler votre vanité nationale, pardieu ! Sinon je n’aurais pas détroussé vos rois. Et puis mon drôle de petit mannequin en bois de Pouchkine, qui a quand même tous ses attributs intimes de séduction quand il couche avec ma pauvre conférencière du Musée Pouchkine sur la rivière Moïka à Saint-Pétersbourg, – je croyais qu’il aurait fait marrer les Gaulois que vous êtes, et qu’on dit portés sur gaudriole…

Vous voyez que je n’ai pas lésiné sur les moyens, et pourtant rien ! Rien ne venait ! C’était à désespérer, même là haut où, croyez-moi, on a le temps de se ronger les ongles. Et puis je me suis rappelé que plus que la gaudriole, les Gaulois aiment la bagarre, les médailles et décorations, les beaux titres de chevalier, de commandeur, d’empereur. Alors « Médaille du Généralissime », ça devait marcher avec eux. Et j’ai même sacrifié pour ça mon vrai titre, quand leur petit slaviste de service m’a téléphoné. Comme il a insisté, j’ai sacrifié mon titre, et donné ma bénédiction d’en haut à la trouvaille, histoire de sauver ma petite sotie kremlino-californienne en habit à la française. 

Eh bien, ça a marché ! Vive la Gaule ! Le pays de Rabelais et de Coluche m’a aperçu ! Et je ne le cache plus, mon flegme était une fausse indifférence. Je vous en voulais déjà. Mais c’est oublié.

De joie, j’en ai même causé aux anges qui volètent autour de moi, sur le bout de ma plume. Pardonnez-moi de n’avoir pas respecté l’embargo qu’exigeait votre mail. On m’a dit au téléphone qu’il fallait absolument que je tienne ma langue jusqu’à vingt heures de votre calendrier. (Le petit slaviste m’a expliqué que c’était l’habitude en France, à cause du Journal télévisé).

Vous me demandez si j’écris encore ? Ma réponse est : plus que jamais ! Avant c’était surtout les jours fériés, aujourd’hui y a plus que ça… Alors qu’on se le dise dans les jurys de prix !

L’inaperçu comblé 

Signé du bout de l’aile par Youri Droujnikov, traduit de l’original par Georges Nivat.

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Prix de l’Inaperçu 2013 : les résultats ! (2)

Et du côté de la littérature étrangère, c’est L’étoile du généralissime de Iouri Droujnikov, traduit du russe par Marilyne Fellous aux éditions Fayard, qui triomphe dès le premier tour de scrutin.

droujnikov

On en parle ailleurs sur le net :

http://www.russie.net/article6635.html

http://www.bibliotheques.cergypontoise.fr/s/search.php?action=Record&id=cacp_X251458

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Prix de l’Inaperçu 2013 : Les résultats ! (1)

Le jury 2013 du Prix de l’Inaperçu a donc rendu son verdict :

Du côté de la  littérature française, ce sont Les choix secrets d’Hervé Bel, aux éditions Jean-Claude Lattès, qui l’ont remporté au second tour de scrutin (par 7 voix contre 3 à Rose Envy de Dominique Rivaz).

Bel

 

On en parle ailleurs sur le net :

http://fibromaman.blogspot.fr/2012/09/herve-bel-les-choix-secrets.html

http://www.encres-vagabondes.com/magazine/bel.htm

http://unmomentpourlire.blogspot.fr/2012/11/les-choix-secrets-dherve-bel.html

http://www.ahnne-et-petel.fr/article-les-choix-secrets-d-herve-bel-et-autres-livres-qui-s-imposent-plus-ou-moins-114301558.html

http://www.laruellebleue.com/8727/les-choix-secrets-herve-bel-jc-lattes/

http://www.plouider.fr/livres-coup-de-coeur/328-un-livre-coup-de-coeur-propose-par-les-amis-du-livre.html

http://www.demandezleprogramme.be/Ecoutez-Herve-Bel-au-micro-d

http://leslivresdechris.blogspot.fr/2013/05/les-choix-secrets-dherve-bel.html

Et bien sur chez nos amis :

http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2012/10/romans-francais/les-choix-secrets-d-herve-bel

 

Dans cette petite vidéo, Hervé Bel présente Les choix secrets pour la librairie Mollat :

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Jeux-Concours 2013 n°1 : le Céquoidon ?

 

Bonjour à tous,

Cette année, au Prix de l’Inap’ (c’est comme ça qu’entre nous on appelle le Prix de l’Inaperçu, on est vraiment des guedins), on a décidé de mettre les petits plats dans les grands et de vous couvrir de bouquins-cadeaux.

Notamment d’exemplaires des lauréats de cette année, mais aussi des lauréats des années précédentes…

Nous avons déjà prévu des petits jeux, quizz et blind-tests pour le soir de la remise du Prix (le jeudi 30 mai à 20h au Petit Café de l’Industrie, 15 rue St-Sabin à côté de Bastille), mais avant cela, vous allez pouvoir gagner quelques livres en répondant à des petites questions sur le web – via le site, prixdelinapercu@gmail.com et notre page Facebook.

Premier concours, donc : notre affiche de cette année, mais qu’est-ce que c’est ?

En effet, pour l’instant, seul Joss Kiely, son créateur, et David Vauclair savent ce que représente cette très stylisée affiche. Et ils nous assurent qu’il s’agit bien de quelque chose… (et de quelque chose de trouvable.)

2013_prixVoici donc ce premier concours : les deux premières personnes qui nous communiqueront par mail ou message privé Facebook l’identité du modèle de cette affiche (ou, à défaut de bonne réponse, les deux qui s’en rapprocheront le plus) gagneront chacune un duo de lauréats 2013. 

Petit règlement utile :

1. Les réponses se feront uniquement par mail (prixdelinapercu@gmail.com) ou par message privé Facebook sur la page du Prix.

2. Il ne sera accepté qu’une seule proposition de réponse par personne (c’est-à-dire, comme on est sur le web, par adresse mail).

4. Le concours est clôturé le 30 mai au matin.

5. Si d’aventure nous recevions plus de deux bonnes réponses, une main innocente (c’est-à-dire extérieure au Comité, qui comme chacun sait se vautre dans le stupre, la luxure et le rock’n’roll échevelé) procédera à un tirage au sort le 30 mai pour décider des deux gagnants.

6. Les exemplaires remportés seront remis aux gagnants lors de la soirée du Prix, avec une tournée en prime, ou envoyés à domicile à partir du 1er juin.

Bonne chance à tous, et on se retrouve dans deux ou trois jours pour un deuxième jeu-concours !

Benjamin Fau

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Prix de l’Inaperçu 2012 : Drago Jancar balance tout sur Eric Naulleau ! Le clash !

Pardon d’avance pour ce titre putassier façon Morandini (mais sans hommes nus), uniquement destiné à attirer quelques recherches « Naulleau+clash » sur Google…
Mais après tout, au micro de Stéphane Rose, Drago Jancar nous a parlé, entre autres, de son ancien éditeur à l’Esprit des Péninsules. Mais pas seulement.

C’était bien sûr en mai dernier, devant le Café de l’Industrie à Paris, à l’occasion de la remise du Prix de l’Inaperçu Etranger à Drago Jancar pour son livre Des Bruits dans la tête, traduit par Andrée Luck-Gäye aux éditions du Passage du Nord-Ouest.

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Prix de l’Inaperçu 2012 : Rencontre avec Marius Daniel Popescu

En mai dernier, le Prix de l’Inaperçu 2012 était remis à Marius Daniel Popescu pour Les Couleurs de l’Hirondelle chez José Corti. Stéphane Rose l’attendait à la porte du Café de l’Industrie pour lui poser quelques questions de son cru.

Et en bonus : une blague française et une blague roumaine, racontées par l’auteur, s’il vous plaît ! entre un David Vauclair et un Benjamin Fau un peu jaloux de tant de drôlerie (eux qui n’ont toujours pas fini d’écrire leur premier spectacle de music-hall drolatique).

Le train de l’humour est en marche ! Et c’est un omnibus : il s’arrête à toutes les blagues.

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