LES MEDIAS EN PARLENT

 

Quelques unes des retombées médias consécutives à la première édition du Prix de l'Inaperçu. Beaucoup nous ont échappé sur tous les supports et notamment en presse écrite, mais c'est promis, pour l'édition 2009, on s'offre une veille média digne du service com' d'une multinationale.


 Télévision

Canal Plus, le 13 juin 2008, 20h40. Le lendemain de la soirée de la première éditions du Prix de l'Inaperçu, sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, le téméraire Ali Badou n'hésite pas à taper sur les doigts des incontrôlables Eric et Ramzy pour évoquer notre prix étranger, remporté par Patrick Neate. Il recommencera quelques jours plus tard pour parler d'Hugues Jallon, mais nous n'avons malheureusement pas pu récupérer ce second passage...

 


Radio

RFI, le 15 juin 2008, 07h20. Un sympathique reportage sur le prix avec extrait audio de la soirée et interview d'Hugues Jallon.

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Presse écrite

La Croix

Le prix de l'Inaperçu veut éclairer les romans restés dans l'ombre

Le dernier-né des prix littéraires vient de distinguer deux romans qui auraient bien pu rester... inaperçus

Un prix pour les livres injustement passés inaperçus... Le terme a surpris quelques éditeurs, qui le jugeaient peu flatteur. Mais ses fondateurs ont tenu bon, et c'est bien le prix de l'Inaperçu qui a été remis le 10 juin à deux livres ambitieux : Zone de combat, d'Hugues Jallon, pour la sélection française, et Twelve Bar Blues, de Patrick Neate, pour la sélection étrangère. Créé pour donner un coup de projecteur sur des livres qui le méritent, ce dernier-né dans le petit monde des prix littéraires se veut à la fois très sérieux - par la mission qu'il s'est fixée et la qualité littéraire des œuvres qu'il sélectionne - et bon enfant (1).

Paru en septembre 2007, le texte d'Hugues Jallon est particulièrement original. Concis, sec, il évoque, dans un monde marqué par les attentats du 11 septembre 2001, une société profondément angoissée où chaque individu tente de vaincre sa peur à grands renforts de coaching, groupes de parole et autres méthodes de thérapie collective. « Texte de fiction », insiste l'auteur, par ailleurs directeur éditorial des Éditions La Découverte, il puise sa force dans son dénuement. Un peu hermétique au premier regard, il est d'une efficacité radicale. Phrases courtes, répétitions anxiogènes, caractères gras ou majuscules, il use de tous les procédés pour tenter de dire l'indicible, d'avouer nos craintes les plus profondes : peur de la mort, de la violence, de l'autre. Comme dans une séance de relaxation (« Allez. Vous vous installez. Vous retrouvez la position »), une voix qui dit « nous » et « vous » insiste sur le besoin d'être ensemble, de recréer une solidarité face à un danger qui s'éloigne à peine.

Dans la sélection étrangère, le prix a été décerné à Patrick Neate pour Twelve Bar Blues, un roman choral virtuose sur l'âme noire, la quête des racines et l'épopée du jazz. Enfermé en maison de correction, le jeune Lech Holden découvre le cornet. Musicien de génie, il révolutionne la discipline dans l'anonymat le plus total. Sylvia, « Anglaise couleur café au lait », ancienne prostituée, quitte Londres où elle s'était réfugiée vingt-cinq ans plus tôt après avoir fui sa famille, pour partir à la recherche de son père. Sur fond de cuivres enfiévrés, ce roman polyphonique brillant mêle les destinées, traverse les siècles et les continents. De la Louisiane des années 1920 aux grandes mégalopoles d'aujourd'hui, il sillonne des États-Unis bouillonnants. Simultanément, il trouve ancrage dans une Europe vieillissante et une Afrique atemporelle, esquissée à travers Zike et Mutela, amis d'enfance et respectivement fils de fermier et fils d'un puissant chef tribal. Le premier chante avec une voix envoûtante, le second est sorcier. Misère sociale, violence, blues et jazz, négritude, art du conte, Patrick Neate brasse les thèmes avec vitalité. Figure de la nouvelle génération anglaise, membre fondateur des Book slams, sessions musico-littéraires animant les lieux alternatifs londoniens, il a été distingué en 2001 par le Whitbread Award pour son Twelve Bar Blues. (CONRARD Sophie)

Livre Hebdo

Le tout nouveau “prix de l'Inaperçu”, décerné mardi 10 juin, a récompensé le Français Hugues Jallon et le Britannique Patrick Neate. C'est un drôle de prix, en forme de pied de nez, qui a été lancé mardi soir au Café de l'industrie, à Paris. Le prix de l'Inaperçu s'est en effet donné comme mission de récompenser les œuvres passées injustement… inaperçues, celles qui n'ont pas eu le succès mérité au regard de leur qualité littéraire. Présidé par Nils C. Ahl, collaborateur au Monde des livres, traducteur (du danois) et collecteur de contes pour l'Ecole des loisirs, entouré de l'auteur Benjamin Fau et du journaliste Stéphane Rose, le jury a décerné deux prix, Celui de littérature française a été remis à Hugues Jallon pour Zone de combat, paru chez Verticales en septembre dernier, un texte de fiction sur une société étouffée par la peur qui s'en remet aux ateliers de coaching, groupes de paroles et autres thérapies collectives pour essayer de vaincre leur angoisse. L'auteur est par ailleurs directeur éditorial à La Découverte. Le second prix, en littérature étrangère, a été décerné à Patrick Neate, pour Twelve Bar Blues, traduit de l'anglais par Sophie Azuelos, publié également à la rentrée 2007, chez Intervalles. Ce roman raconte l'épopée du jazz à travers plusieurs personnages, du jeune Lech Holden enfermé dans une maison de correction à Sylvia, ancienne prostituée partie à la recherche de son père.
 

Chronicart

Prix de l'inaperçu pour Hugues Jallon et Patrick Neate - Livres | Lundi 16 juin 2008 - Le Prix de l'inaperçu était remis mardi 10 juin 2008 au Café de l'Industrie (Paris), pour la séléction française, à Zone de combat d'Hugues Jallon (enfin une reconnaissance pour cet excellent roman, en effet complètement et injustement passé inaperçu), et pour la sélection étrangère, à Twelve bar blues de Patrick Neate. Créé en mars dernier en hommage à John Kennedy Toole, le Prix de l'Inaperçu entend être la conséquence d'une triple constatation : "1- les prix font parler de livres dont on parle déjà ; 2- les prix font vendre des livres qui se vendaient sans eux ; 3- les prix récompensent un nombre non négligeable d'ouvrages qui n'auront pas d'autre postérité que celle de figurer dans des listes à la fin des dictionnaires ou des anthologies (et encore, pas dans toutes). A la lumière de cette triple constatation, il paraissait logique de créer un prix presque iconoclaste pour récompenser des livres : 1- dont on a (presque) oublié de parler ; 2- qui n'ont pas rencontré leur public ; 3- qui ne dépailleraient pas dans la bibliothèque de l'honnête homme et pas seulement pour caler un pied ou par amour des bandeaux rouges". Les membres fondateurs en sont Nils C. Ahl, Benjamin Fau et Stéphane Rose. Le jury était composé cette année d'Etienne Bareth, Sophie Conrard, Isabelle Degrange, Aurélie Djian, Eva Dolowski, Fabienne Dumontet, Amandine Farges, Yaël Hirsch, Frédéric Royer et David Vauclair. www.prixdelinapercu.fr
 

Télé Obs

Le Prix de l’Inaperçu est un peu le “Gérard” de la littérature : il récompense l’ouvrage le plus snobé par les médias. Et donc le moins vendu, quand on sait le service que la télévision rend aux livres en dopant leur tirage. Dans la sélection officielle, on retrouve logiquement des ouvrages et des auteurs inconnus au bataillon : “Tarmac des Hirondelles” de Georges Yémy ou encore “Strangulations” de Mathieu Larnaudie. Le Prix de l’Inaperçu ne se positionne pas comme un anti-Goncourt, mais comme une séance de rattrapage. Son organisateur, Benjamin Fau, a déclaré à “Gérard Magazine” : “Il est destiné à récompenser des livres qui, en dépit de leur qualité, n’ont pas rencontré leur public”. Ce prix décalé est remis mardi soir au Café de l’Industrie, près de Bastille. 

Le magazine littéraire

Dans le torrent de la production littéraire actuelle, de nombreuses perles passent inaperçues. Un prix a été lancé pour rehausser leur éclat. Intitulé prix de l’Inaperçu, il a été décerné mardi dernier à Hugues Jallon (Zone de Combat, éd. Verticales) et au Britannique Patrick Neate (Twelve bar blues, éd. Intervalles). Deux livres parus à la rentrée de septembre 2007.
 

Senior Plus

Senior Plus a assisté à la remise du prix de l’Inaperçu dont la première édition se déroulait à Paris dans le somptueux Café de l’Industrie. La soirée a été une véritable réussite, très chaleureuse et conviviale. Un jury de journalistes littéraires avertis a récompensé les meilleurs ouvrages de fictions parus entre août 2007 et mars 2008, passés inaperçus (évidemment !) dans les médias mais qui méritaient d’être connus et reconnus. Les deux gagnants sont : Patrick Neate pour Twelve Bar Blues (Editions Intervalles) et Hugues Jallon, pour Zone de Combat aux Editions Verticales. Plus de renseignements sur la sélection, l’organisation, le jury etc. sur le site du prix : www.prixdelinapercu.fr
 

Gérard Magazine

Interview de Benjamin Fau sur le magazine des Gérard: http://www.gerard-magazine.com/interview_fau.htm

En trois mots

Ambiance lettrée, hier, au café de l’industrie où avait lieu la première cérémonie de remise du prix de l’inaperçu. Deux livres – un français et un étranger- ont été primés dans une sélection d’une dizaine de romans de qualité, à côté desquels le public est passé, parce qu’ils n’ont pas eu beaucoup d’échos dans la presse.

Le blog de Blandine Longre

Parmi les centaines de titres qui paraissent chaque année, comment offrir davantage de visibilité à des ouvrages littéraires injustement oubliés par les médias (j'en ai quelques-uns sous le coude), par les lecteurs (que personne n'a informés ou qui ne les ont pas trouvés en librairie) ou par les prix (certains relevant de stratégies dont nul ne devrait être dupe...) ? Une modeste solution, justement, peut consister à inventer un prix littéraire différent, déontologiquement crédible, avec jury tournant de professionnels et de lecteurs tout court, et sélection de titres dont personne ou presque n'aurait parlés. Nous avons dit : le prix de l'Inaperçu, imaginé par Nils C. Ahl, Benjamin Fau et Stéphane Rose, qui se montrent plutôt lucides en déclarant que :
(1) les prix font parler de livres dont on parle déjà. (2) les prix font vendre des livres qui se vendaient sans eux (3) les prix récompensent un nombre non négligeable d’ouvrages qui n’auront pas d’autre postérité que celle de figurer dans des listes à la fin des dictionnaires ou des anthologies (et encore, pas dans toutes). Il arrive qu'un prix fasse vendre davantage, mais ceci n'est pas toujours vrai. Il arrive aussi qu'un prix permette de découvrir un travail singulier, ou du moins dont les médias n'avaient pas relevé la valeur, mais c'est plutôt rare. De même, la plupart des ouvrages primés ne passent pas la postérité (une qualité certes difficile à déceler). Bref, nous sommes d'accord sur le fond. Ainsi, les ouvrages admis à concourir doivent réunir trois conditions : (1) ils n’ont pas reçu plus de deux ou trois revues critiques (2) leurs ventes n’ont pas dépassé le millier d’exemplaire (plus ou moins) (3) alors qu'ils l’auraient bien mérité. Un nouveau prix littéraire, penserez-vous ? Oui, encore un. Mais pourquoi pas ? Surtout si les louables intentions décrites ci-dessus se concrétisent (et elles sont en passe de l'être, le prix 2008 devant être remis en juin, dans les catégories fiction francophone & étrangère), histoire d'entendre parler d'autre chose que du dernier livre de la mère d'un tel ou du nombril d'un autre (voir à ce propos les réflexions de bon sens de Thierry Guichard, lassé d'une certaine actualité qui se voudrait "littéraire"). Un pari certes risqué en ces temps de conformisme (où on vous regarde de travers - du moins avec étonnement - si on n'a pas lu le dernier truc de machin ou le dernier machin de truc - je me comprends.) et de matraquage médiatique, mais dont l'objectif premier est d'aider certains livres à rencontrer les lecteurs qu'ils méritent (et qui les méritent). Une affaire à suivre, les deux listes devant être publiés sous peu. Tout est là http://www.prixdelinapercu.fr/
Source:
http://blongre.hautetfort.com/salons_prix_rencontres/

Et d'autres qui auront sûrement échappé à notre vigilance...

 

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