Le jury 2011

Jérôme Dayre est né à Arles en 1964. Après des études assez peu concluantes à la fac de droit et dans une école de design, il a vécu la frénésie des agences de com’ des années 80, pour finalement créer la sienne, une « web agency » au tout début de ce qui allait devenir la nouvelle économie, la vendre la veille de l’explosion de la bulle internet (petit malin) et réinvestir cet argent dans une bonne et solide librairie, Atout-Livre, début 2005. Il partage par ailleurs sa vie avec une femme charmante, un chat irascible, des milliers de livres et de disques, il fume comme un pompier, boit du bourbon et pas seulement pour ressembler aux héros des séries noires qu’il dévorait enfant sous le regard bienveillant de mon père.


Avec un pied dans une classe et un autre dans l’édition, Anne-Sophie Demonchy est une jeune enseignante de lettres passionnée par la littérature. Elle anime un blog, La Lettrine, et chronique pour Le Magazine des Livres. Son affection pour la lecture réjouit son ophtalmo mais moins son colloc’ qui voit la taille de leur petit appartement se réduire comme peau de chagrin au fur et à mesure de l’arrivée des livres. Déjà présente dans l’édition 2010 du Prix de l’Inaperçu, elle y revient en 2011 parée d’une casquette de présidente du jury qui lui va à ravir.

D’abord il y eut l’Aventure Ambigue et sur le coup, Iboun Omar Diao avoue n’y avoir pas cru. Il lui fallut, question d’une certaine lenteur qui n’allait plus jamais le quitter, se persuader au fur et à mesure qu’il le reprenait, que ce roman de Kane s’offrait à lui et uniquement à lui comme une compagne d’un recours sur et stable. Après il en vint d’autres non plus nécessairement avec qui il fit route, néanmoins le pli était pris. Certaines diversions s’avérèrent efficaces : Zidane, la convergence uniforme, Chez Gladine, Mathieu Amalric, et les jardins et parcs de la ville de Paris mais voila dés que les petits tournent le dos ça reprend ce geste incertain qui fouille au fond des poches à la recherche d’un in-folio loin d’être perdu.

Benjamin Hanneton vend des livres de fesses à la librairie La Musardine et essaie tant bien que mal d’être poli avec les clients, de lire de la bonne littérature, de conseiller avec finesse et passion et de distiller bonne humeur et patience dans sa boutique. En général, il échoue lamentablement.

Longtemps, Raphaelle Leyris a aimé plus que tout lire dans les cafés en fumant, au lieu d’assister à ses cours de linguistique grecque – par exemple. Aujourd’hui, le plaisir d’avoir transformé son vice de lire partout, tout le temps, en métier (elle collabore, entre autres, au Monde des Livres) lui ferait presque oublier qu’elle ne clope plus.

Philippe Lintanf aurait pu devenir faux-monnayeur, mais au retour d’un voyage en Asie, il a préféré apprendre la calligraphie chinoise. Le reste du temps, il vit à Paris, où il est attaché, et enseigne.

Journaliste au Magazine Littéraire pendant dix ans, Minh Tran Huy a passé la majeure partie de son temps à recenser les livres des autres jusqu’au jour où elle a décidé d’en consacrer un peu plus aux siens. À présent, elle tient une rubrique Livres dans le supplément La Tribune & Moi histoire de ne pas perdre la main. Fait un peu d’édition chez Flammarion. Se demande si elle finira son prochain roman. Voyage au Cambodge (comme en témoigne sa photo). Et rêve de s’installer quelques mois au Japon.

Puisque seule la littérature lui a permis de canaliser la gentille schizophrénie qui l’habite, il était primordial pour la santé de son entourage qu’Isabelle Lacroze travaille entourée de livres ! Un jour à Shanghai, le lendemain à Mumbaï, cette intrépide attachée de presse peut s’enorgueillir d’avoir remporté deux années consécutives le Prix de la plus mauvaise attachée de presse (oups, de l’Inaperçu) !!

Isabelle Lacroze. En personne.

Scandinaviste et optimiste invétéré, Bruno Sagna n’a pas hésité à inviter la poétesse et romancière islandaise Steinunn Sigurdardottir à la Bibliothèque Nordique le soir de l’élection de Barack Obama. Désormais chargé de mission à la Délégation aux relations internationales de la BnF, il est le conseiller littéraire du CNL pour le Salon du livre 2010 où les pays nordiques sont à l’honneur.

Dans Il était une fois en Amérique, Noodles revient. Quand on lui demande ce qu’il a fait de ses 35 ans loin de New York, il répond qu’il s’est couché tôt. Quant à Jean-Marie Samocki, parfois il se couche tôt, récemment il a écrit un livre sur ce film de Sergio Leone, et s’efforce d’écrire régulièrement sur le cinéma pour Trafic ou autres, sur ce qui sort ou est sorti depuis longtemps, il lit même des romans et de la poésie.

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