Le jury 2010

Laurent Bazin éditorialise et interviewe sur itélé depuis 2005, plutôt logique vu son parcours de journaliste et d’animateur chevronné que ce soit à TF1, LCI ou Europe 1. Amateur de discussions de fond, de  bonnes bouteilles et de littérature, il avait sa place toute trouvée dans ce jury.

Avec un pied dans une classe et un autre dans l’édition, Anne-Sophie Demonchy est une jeune enseignante de lettres passionnée par la littérature. Elle anime un blog, La Lettrine, et chronique pour Le Magazine des Livres. Son affection pour la lecture réjouit son ophtalmo mais moins son colloc qui voit la taille de leur petit appartement se réduire comme peau de chagrin au fur et à mesure de l’arrivée des livres.

Farouche défenderesse du droit d’auteur dans l’audiovisuel aux heures de bureau et chroniqueuse pour Culturopoing (http://www.culturopoing.com) le reste du temps, Sarah Despoisse assume pleinement son côté revendicateur. Enfant, ses parents la menaçaient de lui couper l’électricité quand souvent elle lisait trop tard dans la nuit : facile, il n’avaient pas la télé.

De Berlin à Pékin en passant par l’Autriche, Bruxelles et Shanghai, Anne Dewees est devenue experte en déménagement de vélo et violoncelle mais a eu plus de mal pour ses livres, si bien qu’elle est également devenue experte en bibliothèques. A Paris, c’est encore au hasard des rayons qu’elle assouvit ses différents tropismes.

Iboun Omar Diao est né le 31 décembre 1970 à Darou Hidjiratou en Casamance. Aujourd’hui, il vit et travaille à Paris où il enseigne les mathématiques. Aussi longtemps qu’il se souvienne, il s’est construit avec les livres, compagnons sûrs et stables sans lesquels son univers eut vite fait de se limiter à l’éternelle et irréductible question… de la survie de la race bovine en milieu sylvo-pastoral !

C’est après avoir longuement hésité entre « Je ne vous invite pas à la crémaillère mais le cœur y est » et « Il est mort comme il a vécu : avec d’infinies précautions », pour finir, en désespoir de choix, par opter pour crémation, que Stéphane Elias a réalisé, un poil trop tard, qu’on ne lui demandait pas une épitaphe, mais une bio. Quel gâchis. Non, mais, quel gâchis.

Patrick Hadjadj est auteur et metteur en scène pour le théâtre et le cinéma. D’abord amoureux des livres par peur d’aller vers les autres, il a souvent lu par affection pour ceux qui l’envoyaient lire et vivre ailleurs. Et soutient que l’affection n’est pas la pire des motivations pour faire des choses, dans la vie.

Dans les années 90, Johanna Luyssen lisait des romans d’Ed Mc Bain à Carpentras. Depuis, elle se coiffe comme Françoise Sagan, écrit des articles pour Le Figaro littéraire, Causette et La Vie, et a repris la cigarette. Grande optimiste, elle se lance en 2009 dans une fantastique aventure humaine : la critique littéraire en 140 signes sur Twitter. C’est hélas bien difficile !

Stanislas Rigot lit, vend des livres, parfois pire, travaillant dans les ombres d’un Trocadéro menacé, chaque année un peu plus, par une marée de Botox. Revenu du point de croix au fil barbelé et de deux-trois autres marottes saignantes, il essaye d’oublier dans l’encre noire qu’il n’est pas le fils spirituel du King.

Quand elle ne joue pas les rockeuses sur les falaises de Bonifacio, Anna Topaloff est journaliste à Marianne. Depuis qu’elle a quitté le service « Livres » pour écrire sur la banlieue dans les pages « Société », on la croise régulièrement dans le RER plongée dans un roman. Et elle est cette année la présidente de notre jury.

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