Le jury 2009

Durant une autre vie, à l’époque régisseur lumière, on lisait en Hubert (Artus) comme un livre ouvert. Puis assagi, il a arrêté les tatouages et commencé les livres des autres. Journaliste depuis 12 ans, il collabore désormais régulièrement à Rollingstones, L’Optimum, Rue 89 et à l’émission Au Field de la nuit fidèle à son goût des bagouzes et de la joncaille.

Charlotte Béra entasse lettres, mots, dessins, histoires, livres et bibliothèques depuis sa plus tendre enfance – c’est son côté Ali Baba… Sa collection ne pouvait la conduire qu’à devenir professeur de lettres. C’est chose faite. Depuis, elle « inspire » ses élèves – certains d’entre eux le chantent – et, parfois, d’autres enseignants grâce à la tribune littéraire que lui a confiée Hachette.


Sophie Conrard est handballeuse et journaliste pour Kiné actualité (l’hebdomadaire des kinésithérapeutes, si si, ça existe), mais on lui doit aussi (et surtout) la double page sur les techniques de chasse des dauphins (« Gang de dauphins », juin 2007) pour le magazine Okapi. Elle prépare un tour du monde en plus de 80 jours avec un pingouin.


Au Sens propre, c’est le nom de la teinturerie que Benoît Desaulle a créé en 2006. Avec l’aide de ses clients,  son pressing est devenu la bibliothèque du quartier. Plus de 1000 titres sont disponibles chez lui et on y croise même des auteurs – dont Douglas Kennedy. Dans son milieu, on l’appelle le « teinturier littéraire »

Eva Dolowski est éditrice free-lance pour les Editions Taschen et collabore au Monde des Livres. D’un naturel méticuleux, elle rappelle toujours quand on lui laisse un message. Ex-lectrice des éditions Verticales, ancienne responsable de projets aux Editions Fayard, on prétend l’avoir vue à la fin des années 90 hanter la Sorbonne. La rumeur court toujours qu’elle lit compulsivement et qu’elle aime la photographie – sauf la sienne, bien sûr.

C’est après avoir longuement hésité entre « Je ne vous invite pas à la crémaillère mais le cœur y est » et « Il est mort comme il a vécu : avec d’infinies précautions », pour finir, en désespoir de choix, par opter pour crémation, que Stéphane Elias a réalisé, un poil trop tard, qu’on ne lui demandait pas une épitaphe, mais une bio. Quel gâchis. Non, mais, quel gâchis.

Amandine Farges a grandi en Lozère, ce qui explique son goût des livres, puis son déménagement à Paris. Quand elle ne travaille pas pour le compte des éditions de l’Amandier ou pour l’association des aptonymiques anonymes, elle occupe son temps à chercher des endroits où fumer et des affiches de chats perdus.

Longtemps Sophie Garayoa a cru, près des livres et de leurs commerces (indépendants, elle coordonne l’association des libraires indépendants Initiales), vivre au mieux sa paresse. Elle voit depuis peu les choses autrement, mais elle va bien, merci ! (contrairement à ce que cette photo laisse croire, mais c’est la faute du nain de jardin).

Stanislas Rigot lit, vend des livres, parfois pire, travaillant dans les ombres d’un Trocadéro menacé, chaque année un peu plus, par une marée de Botox. Revenu du point de croix au fil barbelé et de deux-trois autres marottes saignantes, il essaye d’oublier dans l’encre noire qu’il n’est pas le fils spirituel du King.

Quand elle ne joue pas les rockeuses sur les falaises de Bonnifacio, Anna Topaloff est journaliste à Marianne. Depuis qu’elle a quitté le service « Livres » pour écrire sur la banlieue dans les pages « Société », on la croise régulièrement dans le RER plongée dans un roman.

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