Le règlement

À regarder le palmarès des prix « classiques », une triple constatation s’impose : (1) les prix font parler de livres dont on parle déjà ; (2) les prix font vendre des livres qui se vendaient sans eux ; (3) les prix récompensent un nombre non négligeable d’ouvrages qui n’auront pas d’autre postérité que celle de figurer dans des listes à la fin des dictionnaires ou des anthologies (et encore, pas dans toutes).

À la lumière de cette triple constatation, il paraissait logique de créer un prix presque iconoclaste pour récompenser des livres : (1) dont on a (presque) oublié de parler ; (2) qui n’ont pas rencontré leur public ; et (3) qui ne dépareraient pas la bibliothèque de l’honnête homme et pas seulement pour caler un pied ou par amour des bandeaux rouges.

D’où le Prix de l’Inaperçu.

Les livres qui peuvent concourir

Sont admis à concourir pour le Prix de l’Inaperçu – en deux catégories (française et étrangère) –  les livres : (1) qui n’ont pas reçu plus de deux ou trois revues critiques ; (2) dont les ventes n’ont pas dépassé le millier d’exemplaires (plus ou moins) ; et (3) qui l’auraient bien mérité, pourtant. Sur ces critères, on retiendra entre 0 et 3 titres par maison d’édition et par catégorie (et non par collection ou série). Ces livres seront proposés à la lecture d’un comité qui définira deux listes (française et étrangère, donc) à soumettre à l’examen d’un jury.

Le comité

Le comité est constitué au plus d’une demi-douzaine de personnes. Les membres fondateurs et organisateurs du Prix de l’Inaperçu en font partie de droit, à moins de la démission expresse de l’un d’entre eux.

Le comité est donc, à ce jour, constitué de Nils Ahl, Benjamin Fau, David Vauclair pour la lecture et Anne-Laure Clément, Eva Dolowski et Stéphane Rose pour la logistique. Sans oublier Stanislas Rigot dans le rôle du consultant de luxe.

Le jury

Le jury est composé d’une dizaine de membres, dont un président (dont la voix servira à départager les éventuels ex-aequo) plus une voix collective représentant le comité de sélection (ce qui devrait a priori mettre déjà les choses au clair, mais les lois de l’arithmétique sont surprenantes et inventives).

Le jury est tournant pour au moins 60 % de ses membres – il est de plus impossible d’en être le président deux années de suite. Il est dans l’idéal composé aux deux tiers de journalistes, critiques, écrivains, auteurs ou éditeurs, et au troisième tiers de lecteurs issu de la « société civile » (c’est-à-dire de n’importe qui doté d’un cerveau, d’une bonne dose de bon goût et d’une solide envie de bouquiner).

Temporalité, dotation et autres considérations techniques

Le prix de l’inaperçu est remis au début/milieu du mois de mai au café de l’Industrie à Paris, loin des rentrées littéraires et de la saison des prix, juste avant l’été, au cas où des gentils lecteurs voudraient emporter un vrai livre en vacances – plutôt que de s’affaler devant la saga de France 2 et les rediffusions câblées des émissions qu’on a déjà vues en première diffusion et au zapping.

Sponsorisé par BNP Paribas, il est doté, pour le prix du meilleur roman français, d’un chèque de mille euros pour son auteur, et pour le prix du meilleur roman étranger, d’un chèque de cinq cent euros pour son auteur et d’un chèque de cinq cent euros pour son traducteur, leur permettant (1) de peut-être ne pas renoncer à la littérature ; (2) de le boire sur place ; (3) les deux.

Les livres qui peuvent concourir

Sont admis à concourir pour le prix de l’inaperçu – en deux catégories (française et étrangère) –  les livres : (1) qui n’ont pas reçu plus de deux ou trois revues critiques ; (2) dont les ventes n’ont pas dépassé le millier d’exemplaire (plus ou moins) ; et (3) qui l’auraient bien mérité, pourtant. Sur ces critères, on retiendra entre 0 et 3 titres par maison d’édition et par catégorie (et non par collection ou série). Ces livres seront proposés à la lecture d’un comité qui définira deux listes (française et étrangère, donc) à soumettre à l’examen d’un jury.

Le comité

Le comité sera constitué au plus d’une demi-douzaine de personnes. Les membres fondateurs et organisateurs du Prix de l’Inaperçu en font partie de droit, à moins de la démission expresse de l’un d’entre eux.

Le comité est donc, à ce jour, constitué de Nils Ahl, Benjamin Fau, Stéphane Rose et David Vauclair, épaulés par Anne-Laure Clément au secrétariat du prix (leur présentation ici).

Le jury

Le jury sera composé d’une dizaine de membres, dont un président (dont la voix servira à départager les éventuels ex-aequo) plus une voix collective représentant le comité de sélection (ce qui devrait a priori mettre déjà les choses au clair, mais les lois de l’arithmétique sont surprenantes et inventives).

Le jury sera tournant pour au moins 60 % de ses membres – il sera de plus impossible d’en être le président deux années de suite. Il sera dans l’idéal composé aux deux tiers de journalistes, critiques, écrivains, auteurs ou éditeurs, et au troisième tiers de lecteurs issu de la « société civile » (c’est-à-dire de n’importe qui doté d’un cerveau, d’une bonne dose de bon goût et d’une solide envie de bouquiner).

Présentation du jury de l’édition 2008 ici.

Temporalité, dotation et autres considérations techniques

Le prix de l’inaperçu se tiendra au début du mois de mai, loin des rentrées littéraires et de la saison des prix, juste avant l’été, au cas où des gentils lecteurs voudraient emporter un vrai livre en vacances – plutôt que de s’affaler devant la saga de France 2 et les rediffusions câblées des émissions qu’on a déjà vues en première diffusion et au zapping.

Dans l’idéal, la contribution d’un sponsor et l’amitié d’un lieu festif nous permettront de remettre au lauréat français (au moins) un chèque lui permettant (1) de peut-être ne pas renoncer à la littérature ; (2) de le boire sur place ; (3) les deux (si c’est un gros chèque).

3 réponses à Le règlement

  1. Noëlle Yábar-Valdez dit :

    Bonjour,
    Je viens de prendre connaissance de votre existence. Je dispose de 3 livres de poèmes et pièces de théâtre publiés à compte d’auteur, de mon mari, Samuel Brejar, décédé en 2006. Je sais que c’est trop tard pour cette année, mais pourriez-vous m’indiquer comment je pourrai vous les envoyer pour l’année prochaine. Je le souhaite vivement car il était très apprécié des poètes contemporains mais ses livres n’ont jamais été diffusés.
    Merci, Noëlle Yábar-Valdez

  2. Lérou dominique dit :

    bonjour,

    Je suis l’auteur d’un livre autobiographique, il s’agit d’un témoignage intitulé:3J’aimerais tellement vous dire » ou le parcours d’une adoption paru en juin 2011 .Puis je concourrir et comment?
    Merci de votre réponse
    Cordialement,
    Dominique Lérou

  3. Je souhaite participer à votre concours, édition 2013.
    Pourriez-vous m’en adresser les règlement et modalités ?
    Bien cordialement,
    Jean-François Zimmermann

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