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2 réponses à Contact

  1. Leprince dit :

    Bonsoir

    Je trouve assez facétieuse l’idée de votre prix ; une fois décerné, l’itinéraire du lauréat est-il légèrement modifié ou reste-t-il dans l’indifférence générale

  2. Paquita Goarant dit :

    (Je viens d’écrire un commentaire sur votre prix sur le forum d’écriture du site pointscommuns, je vous l’envoie pour vous remercier de la découverte du beau livre de Marcel Theroux.)

    Un prix à suivre même au nord du monde

    Sur le rayon ils étaient tous là bien en évidence et par piles entières les livres récompensés par les prix littéraires, je les regardais avec un léger agacement lorsque j’ai remarqué un petit livre arborant un discret bandeau mauve avec cette étrange mention : « Prix de l’Inaperçu ».
    Vous vous étiez peut-être aperçus ( !) de l’existence de ce prix original, moi pas.

    J’ai lu au verso du bandeau qu’il récompensait chaque année deux romans, un français et un étranger, qui avaient injustement échappé aux médias.
    J’ai trouvé l’idée belle. En hommage à ces Robin des Bois de la critique littéraire, j’ai décidé illico d’acheter « Au nord du monde » de Marcel Theroux, Prix de l’Inaperçu Etranger 2011, qualifié au verso de « roman visionnaire et obsédant sur la beauté du monde et sa fragilité ».

    De retour chez moi je me suis précipitée sur Google pour en savoir plus sur le prix lui-même. Il a été créé en 2008 pour récompenser deux romans, récits ou recueils de nouvelles qui « en dépit de leurs qualités de style et/ou de fond n’ont pas reçu l’accueil médiatique qu’ils méritaient lors des rentrées littéraires ». Les deux prix, d’un montant de mille euros, sont remis chaque année au mois de mai.

    Google m’a précisé par ailleurs que Marcel Theroux était britannique (comme son nom ne l’indique pas forcément) et que son roman était un roman de science-fiction.
    Là j’ai hésité car, si je me laisse facilement embarquer dans toutes sortes d’histoires enracinées dans le passé ou le présent, j’ai le plus grand mal à suivre les contes du futur.
    Mais je tenais vraiment à comprendre pourquoi cette histoire-là avait été tirée de l’oubli.

    C’est ainsi que je me suis retrouvée au nord du monde, en Sibérie, bien après l’époque où la Russie avait fait appel à des colons pour mettre en valeur ses étendues glacées et désertes et contrer les velléités d’annexion de la Chine.
    Les pionniers étaient venus nombreux, principalement des Quakers américains, ils avaient su coexister avec les populations autochtones toungouses et iakoutes et créer des fermes prospères et des petites villes agréables à vivre. Mais ce temps là était bien fini.

    Tout avait commencé par le réchauffement et un afflux massif de gens affamés et désespérés venus du sud. A présent il ne restait plus que des ruines de villes contaminées, des animaux sauvages, quelques personnes cherchant leur pitance dans une nature aussi belle qu’hostile et des bandes armées avides de piller, violer, tuer et asservir.
    Je suppose que c’est un scénario assez classique pour un roman de science-fiction mais il y a un personnage qui l’est moins, c’est Makepeace Hatfield, shérif de la ville d’Evangeline.

    Le shérif Makepeace, fille de Quakers, tente de survivre dans la maison où elle a vécu une enfance heureuse mais aussi de faire régner l’ordre et d’apporter du réconfort autour d’elle. Un jour elle prendra la route à cheval vers l’endroit lointain où elle a vu voler un avion porteur d’espoir, un avion qui signifie peut-être qu’ailleurs la vie est meilleure
    Sur sa route, il lui arrivera des choses belles et d’autres terribles. Elle saura se défendre et tuer si nécessaire sans perdre son humanité et nous on ne se lassera jamais de partager sa vision du monde ancien et nouveau et de la suivre pour le meilleur et le pire.

    Au final un livre passionnant, bien mené, bien écrit, habité, qui n’a heureusement pas échappé aux yeux de lynx des jurés du Prix de l’Inaperçu.

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