Troisième nommé pour le Prix de l’Inaperçu – Etranger 2015 : « Anatomie d’une nuit » d’Anna Kim, aux éditions Jacqueline Chambon.

 

Anna Kim, Anatomie d’une nuit, traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger, éditions Jacqueline Chambon

Anna Kim, Anatomie d’une nuit, traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger, éditions Jacqueline Chambon

Amarâk n’existe pas, mais ce pourrait être une petite ville du Groenland comme les autres. Une communauté resserrée par les étendues de neige et de gel qui l’entoure et, parfois, la recouvre. Une nuit, en l’espace de cinq heures, onze personnes se donnent la mort : ce livre est leur(s) histoire(s). Le prétexte est sinistre, bien entendu, mais Anatomie d’une nuit dépasse de beaucoup le simple compte-rendu d’un fait divers (d’ailleurs véridique, même si les personnages sont tous imaginaires) : c’est avant tout l’occasion de creuser l’intime jusqu’à l’os, de fouiller les névroses jusqu’aux dernières larmes, et de finalement donner un sens à ce qui peut apparaître au premier abord comme une coïncidence insignifiante. Anne Kim est née en Corée, vit entre l’Allemagne et l’Autriche, et nous parle du Groenland qu’elle connaît bien : peut-être que cette riche géographie intérieure a contribué à lui donner une telle capacité à traquer l’universel, ces détails et ces inflexions qui nous parlent à tous, au sein de destinées si particulières.

Benjamin Fau

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