Deuxième nommé pour le Prix de l’Inaperçu – Etranger 2015 : « Prime-time », de Jay Martel, éditions Super 8.

Jay Martel, Prime time, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Paul Simon Bouffartigue, Super 8 éditions

Jay Martel, Prime time, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Paul Simon Bouffartigue, Super 8 éditions

Si le climat vous paraît tout déréglé, le monde vous déprime, l’absurdité de la vie vous gifle comme François Bayrou un petit gougnafier, Jay Martel a une explication (même pour Bayrou) et un livre qui devrait vous sortir de votre humeur morose. Prime Time démontre en effet que notre planète est une émission de télé-réalité pour des civilisations extraterrestres lasses, avides de divertissements. Manque de chance, l’audience est en baisse et les producteurs pensent tirer le rideau sur ce qui fut l’un des programmes les plus amusants de la galaxie et au-delà. Perry Bunt, médiocre enseignant en création littéraire, est notre seul espoir d’éviter l’apocalypse. Si l’intrigue de Prime Time est classique, voire relativement prévisible, elle est aussi truffée de trouvailles loufoques, de dialogues enlevés, de péripéties déconcertantes et de descriptions drôles et originales. Ainsi, vous apprendrez ce qu’Elvis est devenu, pourquoi « personne n’aura de gâteau » ou la raison pour laquelle un stylo coquin fabriqué en Israël pourrait mener à la troisième guerre mondiale. S’inscrivant dans la tradition des Adams, Pratchett, Vonnegut dans un cadre qui vous rappellera le Truman ShowPrime Time, entre livre d’aventures rocambolesques, comédie romantique et satire de nos médias, sera votre indispensable dose de légèreté et de rire en ces temps parfois chagrins.

David Vauclair

Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *