Deuxième nommé pour le Prix de l’Inaperçu 2015 : Bertrand Guillot, pour « Sous les couvertures », aux éditions Rue Fromentin.

Bertrand Guillot, "Sous les couvertures", chez Rue Fromentin.

Bertrand Guillot, « Sous les couvertures », chez Rue Fromentin.

Dans une petite librairie comme tant d’autres – un peu vieillotte, tout doucement désertée au profit de la (très) grande distribution – un vieux libraire ronchonne et rumine : plus rien ne va, les gens ne lisent plus, l’art est devenu une industrie. Sa jeune apprentie a plein d’idées, mais il l’écoute pas – pour le moment. Et quand les portes de la librairie se referment, ce sont les livres eux-mêmes qui prennent leur destin en main en même temps que vie, dans une guerre sans merci au but unique : échapper au fatal pilon. Avec ce roman aux allures de contes philosophiques teinté de pamphlet d’actualité (car c’est bien de l’avenir du livre qu’il est question), Bertrand Guillot regarde bel et bien Sous les couvertures et s’adresse à tous les amoureux de la lecture et des livres, sans aucun élitisme ni didactisme. Son humour et sa finesse lui permettent même d’échapper avec brio à pas mal d’écueils (le démonstratif, l’excès de naïveté, etc.). Une thématique universelle traitée avec la force de l’évidence : sur ce coup là, l’Inaperçu vous propose un roman aussi évident à lire qu’à offrir. Imparable.

Benjamin Fau

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